Epargne retraite
L’épargne en vue de la retraite en France s’est développée sur la base d’un empilement de dispositifs. Certains de ces dispositifs ont été délibérément construits comme des outils d’épargne en vue de la retraite, il s’agit par exemple du PERP, de l’article 83 ou du PERCO bien que, pour les puristes, un dispositif se clôturant en capital ne constitue pas un véhicule de retraite au sens strict. D’autres dispositifs, principalement grâce à leur flexibilité, sont devenus pour les épargnants français des outils de préparation de la retraite comme l’assurance vie ou l’épargne salariale. Enfin, certains véhicules économiquement fondés comme les retraites chapeaux deviennent soudainement la cible d’un acharnement politique alors qu’il aurait été plus efficace d’en imiter les éventuels abus.
Nous sommes donc en présence d’un ensemble complexe dont le fonctionnement intègre une forte dimension fiscale et sociale, souvent mouvante au gré des lois de finance ou de financement de la sécurité sociale. Or, l’épargne longue a clairement besoin d’une stabilité pour accomplir son devoir économique de financement de l’activité.
L’autre dimension est financière. Les chiffres montrent que la composante risquée de l’épargne longue des français, y compris dans des produits d’épargne longue tels que le PERP, demeure extrêmement faible. Or, la performance financière d’un instrument d’épargne repose principalement sur ses choix d’allocation d’actifs. Ceux-ci seront fortement dépendants de la troisième dimension : la dimension réglementaire impactée par les contraintes de Solvabilité 2.
