La stratégie de la BCE
Aux Etats-Unis, la Reserve fédérale envisageait fin janvier son troisième plan d'assouplissement quantitatif (QE3) en moins de deux ans avec pour objectif de sauver la croissance. Au Royaume-Uni, la Banque d'Angleterre (BoE) est sur la même ligne. A la différence de ces deux instituts d'émission, la Banque centrale européenne (BCE) joue un rôle de garante de la stabilité monétaire et intervient sur le marché secondaire de la dette souveraine avec parcimonie. Elle a en revanche ouvert aux banques en décembre un guichet de refinancement à trois ans pour la somme record de près de 500 milliards d'euros. Cette injection géante n’a servi dans un premier temps qu’à hypertrophier la facilité de dépôt dont les banques commerciales disposent auprès de la BCE. Elle a apporté une bouffée d'oxygène au marché interbancaire avant de favoriser le rachat d'obligations. Mais ces mesures permettront-elles de sortir les Etats membres de la crise de la dette ? De sauver la zone-euro ? D’épargner à l’Europe une nouvelle récession?
